

Vive le Québec en français!
Le mercredi le 28 novembre 2007 - Malgré les avancées majeures concernant la primauté du français au Québec, force est de constater, 30 ans après l’adoption de la Loi 101, qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire.
À l’heure où le Québec vit de profonds changements affectant toutes les sphères de la société, le contexte politique et social actuel suscite inquiétudes et controverses. La recrudescence du bilinguisme dans nos institutions et entreprises, la déresponsabilisation des gouvernements quant aux mesures relatives à la francisation des nouveaux immigrants de même que dans le financement des organismes veillant à l’application de la Charte sont autant d’éléments qui méritent une sérieuse réflexion.
Au fil des ans, la Loi 101 a subit de multiples amputations, limitant considérablement sa portée. Cette loi fragile, intimement liée à l’aspiration de la souveraineté du Québec, n’a pas les moyens à la hauteur de ses ambitions. Pour contrer cette tendance et remettre les pendules à l’heure, les congressistes ont fait le choix, hier, de passer à l’action en adoptant une déclaration de politique en l’honneur du 30e anniversaire de la Charte de la langue française. Parions que ce n’est qu’un début!
Vox Pop
Ce qu’ils ont dit à propos de la politique en l’honneur du 30e anniversaire de la Charte de la langue française:
Yves Cloutier, FIPOE
«Le français doit demeurer une bataille de tous les jours, partout autour de nous et surtout dans nos milieux de travail. Je suis fier de l’adoption de cette politique.»
Marjolaine Boutin, SCFP - 335
«C’est important de prendre des moyens d’action. Même en 2007, chez-nous, il est fréquent qu’on reçoive la documentation nécessaire à notre travail uniquement en anglais. Il faut continuer à se battre!»
Jocelyne Joseph, Conseil du Québec Unite/Here (SVTI) – 2727
«Je travaille pour un employeur anglophone, dans un milieux très anglophone… C’est souvent difficile, la réalité est toute autre. Chez-nous, le message envoyé, c’est que le prix à payer pour réclamer ton droit de travailler en français, c’est d’être congédiée!»































